Révélations, conspirations, trahisons s’enchaînent à un rythme effréné dans le dernier Robert Goddard. Une lecture délicieuse que l’on a envie de savourer au coin du feu.

L'héritage Davenall de Robert Goddard (éditions Sonatine)

L’héritage Davenall de Robert Goddard (éditions Sonatine)

Tout commence pourtant de manière paisible quand Constance Trenchard et son époux se retrouvent nez à nez avec celui qui prétend être Sir James Davenall. Or, c’est tout bonnement impossible puisque James s’est suicidé il y a onze ans de cela. Constance est bien placée pour le savoir puisqu’elle était sa fiancée et le mariage devait être célébré une semaine seulement après le drame. D’ailleurs, de cela, elle ne s’en est jamais vraiment remise et son époux le sait parfaitement. Dans les yeux de sa femme plane toujours l’ombre de ce grand amour disparu.

Cet homme ne peut être qu’un imposteur ! Ses supposés frère et mère ne le reconnaissent même pas ! Ils nient farouchement que cet homme puisse être celui qu’il prétend être. Mais Constance, elle, semble finalement moins catégorique et alors que le trouble s’immisce en elle, ce qui n’aurait dû être qu’une formalité d’identification se transforme en piège infernal aux faux airs de poker menteur.

Qui croire ? Que croire ? Tout le monde et personne car vous passerez votre temps à échafauder des hypothèses pour mieux les voir s’écrouler dans les minutes qui suivent. .

Vous ne pourrez faire autrement que de vous rallier à la cause de cet inconnu qui prétend être l’héritier d’une famille aristocrate, bien décidé à reprendre son dû au détriment de son petit frère qui voit naturellement d’un très mauvais œil ce retour inopiné.

« Il y a onze ans, mon épouse était fiancée à un autre homme, c’est vrai. Mais cet homme est mort.
– Non. »
Il secoua lentement la tête, comme s’il était sincèrement triste de me désabuser.
« J’ai bien peur que non, monsieur Trenchard. Je suis cet homme. Non pas James Norton, mais James Davenall. Et, comme vous pouvez le constater, loin d’être mort. »

Puis, vous douterez de son identité, persuadé qu’il s’agit bien finalement d’un usurpateur. Mais c’est alors qu’un élément déterminent viendra m’être à mal toutes vos convictions pour mieux vous aider à en acquérir d’autres.

En définitive, la seule chose dont vous pouvez être convaincu c’est que jamais vous ne parviendrez à deviner le fin mot de cette histoire.

C’est infernal, c’est machiavélique, c’est superbement amené, c’est du grand art !


L’ESSENTIEL

Couverture de L'héritage Davenall de Robert Goddard (éditions Sonatine)

Couverture de L’héritage Davenall de Robert Goddard

L’héritage Davenall
Robert GODDARD
Editions Sonatine
Sorti le 26/09/2019
702 pages

 

Genre : roman historique
Plaisir de lecture : ❤❤❤❤❤
Personnages : Constance Trenchard et James Norton qui prétend être James Davenall
Recommandation : oui
Lectures complémentaires : La part des flammes de Gaëlle Nohant, Né d’aucune femme de Franck Bouysse, Une femme simple et honnête de Robert Goolrick

RÉSUMÉ DE L’ÉDITEUR

 » Dès la deuxième page, la tension est à son comble et jamais elle ne se relâche.  » The Washington Post

1882. St John’s Wood. Lorsqu’un homme se présente aux portes de la maison de Constance Trenchard, celle-ci ne se doute pas que sa vie va être bouleversée. L’homme prétend en effet être Sir James Davenall, son ancien fiancé, disparu une semaine avant leur mariage et que tout le monde croit mort depuis dix ans. Si Constance le reconnaît, toute la famille Davenall, en particulier sa mère et son frère, Hugo, héritier du prestigieux domaine de Cleave Court, prétend qu’il s’agit d’un imposteur. C’est le début d’un incroyable puzzle, sur fond d’aristocratie victorienne et de secrets de famille, qui, après de multiples rebondissements, connaîtra une conclusion tout à fait inattendue.

Considéré par Stephen King comme le meilleur écrivain du genre, Robert Goddard kidnappe littéralement son lecteur avec ce roman d’intrigues où les histoires de pouvoir, d’argent, d’amour et de famille lézardent peu à peu la façade respectable d’une société en pleine décomposition.


TOUJOURS PAS CONVAINCU ?

3 raisons de lire L’héritage Davenall

  1. Pour vous plonger avec délice dans une ambiance très british
  2. Parce que vous ne devinerez jamais la vérité
  3. Parce que l’écriture de Robbert Goddard vous happe dès les premières pages

3 raisons de ne pas lire L’héritage Davenall

  1. Ce livre n’est pas pour vous si vous n’aimez pas les romans historiques
  2. Si vous avez déjà lu des romans de cet auteur et ne les avez pas vraiment appréciés
  3. si vous n’êtes pas très branché roman d’atmosphère qui prennent leur temps
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