Le couteau est le premier roman de Jo Nesbo que j’ai eu entre les mains. Plutôt agréable pour un polar très conventionnel, il a malgré tout un gros défaut à mes yeux : on n’en voit pas la fin…

Le couteau de Jo Nesbo (éditions Gallimard)

Le couteau de Jo Nesbo (éditions Gallimard)

Je crois que nous avons tous dans notre entourage plus ou moins proche, une personne qui parle, mais qui parle ! C’est bien simple, quand on voit son nom apparaître sur le téléphone, on rechigne à décrocher car on n’a pas 24h devant soi pour l’écouter nous raconter sa vie dans les moindres détails. Il y a des gens comme ça qui ne savent pas aller droit au but mais préfèrent prendre les chemins de traverse. Après tout, ils font ce qu’ils veulent de leur temps mais quand ils nous embarquent dans leurs palabres, leur temps c’est aussi le nôtre !

Jo Nesbo ne fait certes pas partie de mes intimes mais sa logorrhée a eu raison de mon précieux temps de lecture pendant un bon moment. J’ai cru qu’il ne s’en sortirait jamais de son enquête le pauvre Harry Hole. L’ensemble n’est pas désagréable à lire, bien au contraire et j’ai même été prise d’intérêt pour ce énième flic cabossé. Il est finalement aussi dérangé que dérangeant et aussi attachant que flippant et cette enquête qui va le toucher de très près renforce encore la sympathie que le lecteur peut avoir pour lui.

 

Quand tu conclus un pacte avec le diable, il faut te demander pourquoi le diable juge que c’est un bon marché.

 

Mais voilà, ça traîne, ça se perd dans des histoires parallèles. Et quand ça perce enfin le mystère, c’est pas fini ! On repart pour un tour. Deux fois il m’a fait le coup le Jo :

« – attends, attends, c’est pas fini, j’ai encore un truc à te dire !

– Oui mais moi j’ai plein d’autres livres qui m’attendent !

– Mais attends je te dis, il y a encore un truc super qui va se produire, tu ne vas pas en revenir !

– Ok mais fais vite, faut que je rende mon avis sur ton histoire, la deadline approche. »

Voilà en substance le dialogue intérieur que j’ai pu avoir avec l’auteur. Et maintenant que j’ai enfin pu raccrocher et pousser mon ouf de soulagement, je vous avoue que je ne suis pas sûre de me laisser avoir une nouvelle fois. Il m’a épuisée le JO…

Ce roman a été lu dans le cadre du Grand Prix des lectrices Elle 2020. Il s’agit du roman retenu dans la catégorie policier par le jury de septembre et soumis à l’appréciation des jurées des autres mois dont je fais partie.


L’ESSENTIEL

Couverture de Le couteau de Jo Nesbo

Couverture de Le couteau de Jo Nesbo

Le couteau
Jo NESBO
Editions Gallimard série noire
Sorti le 15/08/2019
608 pages

 

Genre : roman policier
Personnages : Harry Hole, Rakel et Svein Finne
Plaisir de lecture : ❤❤❤
Recommandation : oui mais en les lisant dans l’ordre
Lectures complémentaires : les polars de Lindwood Barclay (Cette nuit-là, Fausses promesses, etc.), les polars de Tony Cavaneugh dont L’affaire Isobel Vine

RÉSUMÉ DE L’ÉDITEUR

Harry Hole a réintégré la police criminelle d’Oslo, mais il doit se contenter des cold cases alors qu’il rêve de remettre sous les verrous Svein Finne, ce violeur en série qu’il avait arrêté il y a une dizaine d’années et qui vient d’être libéré. Outrepassant les ordres de sa supérieure hiérarchique, Harry traque cet homme qui l’obsède. Mais un matin, après une soirée bien trop arrosée, Harry se réveille sans le moindre souvenir de la veille, les mains couvertes du sang d’un autre. C’est le début d’une interminable descente aux enfers : il reste toujours quelque chose à perdre, même quand on croit avoir tout perdu.


TOUJOURS PAS CONVAINCU ?

3 raisons de lire Le couteau

  1. Si vous aimez les polars précis, minutieux, qui soignent chaque détail
  2. Si vous connaissez déjà Harry Hole (sinon il vaut vraiment mieux commencer par le commencement avec L’homme chauve-souris)
  3. Si vous aimez les rebondissements en cascade

3 raisons de ne pas lire Le couteau

  1. Si vous vous lassez vite d’une histoire
  2. Si un roman de 600 pages vous rebute (car vous les sentirez passer)
  3. Si vous faites une overdose des flics soûlards et cabossés
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